Fin de la concertation concernant le polder de Lancieux

La dernière réunion du 15 janvier 2026 avait pour objet de faire le bilan de ce dossier qui, à ce stade :

  • valide une digue « de second rang » votée en conseil municipal et en conseil communautaire ;
  • engage un parcours administratif et technique d’une dizaine d’années et de « plusieurs » millions d’euros pour la réalisation de cet ouvrage.

À noter que cette concertation préalable qualifiée d’exemplaire par les élus à la tribune ne le fut pas entièrement.

Nous sommes intervenus pour signaler que parmi les options soumises au choix des habitants, celle consistant à laisser revenir la mer sans aucune digue et avec dédommagement des habitants concernés avait été retirée unilatéralement par les élus.

Que penser d’une consultation à ce point réorientée ? Changer la règle du jeu au milieu de la partie n’est pas idéal, quoi qu’on pense de ladite option. Comment s’étonner ensuite du peu de participation en fin de processus (89 avis pour l’ensemble de Lancieux) ?

Le maire de Saint-Lunaire avoua que cette possibilité n’aurait jamais dû être présentée. La maire de Lancieux, à l’inverse, affirma qu’elle était favorable à la présentation de toutes les options quitte, visiblement, à retirer sans discussion celles qui ne lui convenaient pas !

Dans les deux cas, la démarche est critiquable.

Plusieurs questions restent en suspens :

  • puisqu’un bilan des autres sites menacés sur le territoire de la communauté de communes n’a pas été réalisé en parallèle, que se passera-t-il si des zones plus peuplées appellent, à juste titre, d’autres dépenses conséquentes ? La taxe spéciale GEMAPI et les emprunts connexes pourront-ils alors tout financer ? Rappelons c’est la communauté de communes qui pilote et finance le projet, Lancieux ne pesant qu’une voix sur 31 dans cette assemblée.
  • le délai de 10 ans environ évoqué pour la réalisation de cette digue est-il compatible avec une menace qu’on nous dit imminente ? Espérons que la digue actuelle tiendra suffisamment pour attendre la nouvelle.

La concertation s’interrompt momentanément mais le projet ne fait que commencer.

 

Pour le prolongement de la ligne de bus 516 jusqu’à Lancieux

mini plan lignes de trains et busLancieux Citoyenne était présente le 17 novembre dernier à Dol-de-Bretagne pour la réunion du comité des lignes de transports en commun « Émeraude Penthièvre » (secteur Bretagne nord-est). Les principaux financeurs publics (Région Bretagne) et opérateurs de transports y étaient représentés pour discuter des pistes d’amélioration possible en matière de trains régionaux et de lignes de bus.

Outre une demande de fiabilisation des horaires de passage de la ligne 214 (Saint-Cast-le-Guildo / Saint-Malo), largement fluctuants ces derniers temps, nous avons plaidé pour le prolongement de la ligne de bus 516 qui part de Saint-Malo et s’arrête actuellement à Saint-Briac.

Un arrêt supplémentaire à Lancieux nous semble indispensable pour raccorder notre commune au territoire de Saint-Malo, c’est d’ailleurs ce qui ressortait clairement du volet déplacement du questionnaire diffusé l’an passé auprès des habitants de notre commune. 

Pour des raisons diverses, tout le monde ne circule pas en voiture et la crise climatique impose des évolutions essentielles qui tardent à venir.

Concrètement, un nouvel appel à projet transports est en cours de finalisation. Nous avons appelé l’ensemble des lancieutins ayant participé à nos ateliers thématiques à poster cette demande d’extension de ligne locale.

La balle est à présent dans le camp des décideurs. A suivre…

 

Pas de pesticide dans notre eau du robinet

Les pesticides agricoles de synthèse, connus comme reprotoxiques et cancérigènes, devraient être interdits à proximité des zones de captage de l’eau du robinet.

Cela semble évident et prudent mais ce n’est pourtant pas le cas partout, notamment en Bretagne où les lobbies agricoles ont le bras long.

Afin de soutenir cette démarche sanitaire d’intérêt général, nous relayons la pétition de plusieurs acteurs soucieux de la qualité de notre eau potable.

La validation du schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (qui couvre six départements à cheval entre la Bretagne et les Pays-de-la-Loire) est proche. Il convient de peser pour limiter les produits toxiques dans notre eau et notre alimentation.

A vos claviers !

https://agir.greenvoice.fr/petitions/pas-de-pesticides-dans-nos-robinets

Concertation sur le polder de Lancieux, un rendez vous manqué

Cela avait bien commencé :
* un bel exposé des enjeux liés à la montée des eaux et au risque de rupture de la digue actuelle qui est en mauvais état et non entretenue,
* une volonté affichée de ne pas attendre la création accidentelle d’une brèche, comme ce fut le cas à Ploubalay,
* la promesse de la prise en compte de l’avis des lancieutins, sans mettre en avant le critère financier.

Plusieurs scénarios ont été élaborés, puis synthétisés en 3 options :
* conservatisme : reconstruire une digue (presque) au même endroit
* anticipation : prévoir de rendre à la mer les terrains les plus bas que le niveau de la mer
* intermédiaire : faire un ouvrage qui protège toutes les constructions menacées, le bas du golf et du camping du Villeu.

La règle annoncée dès le début de la concertation était claire : « c’est vous qui déciderez ».

Et puis, à la dernière réunion du 17 juillet, on apprend que les élus de la majorité ont décidé d’éliminer l’option de rendre à la mer tous les terrains qu’on lui a pris, car ce serait, disent-ils, trop compliqué, trop long et trop cher d’acquérir les constructions concernées sans pour autant avoir de précisions sur ces coûts.
Comment se fait-il que l’étude du dossier n’ait pas permis de s’en apercevoir plus tôt ?  Et pourquoi ne pas laisser la population s’exprimer sur cette option ?
Pourquoi ne pas avoir annoncé d’emblée, en janvier, que seules 2 options étaient soumises à la réflexion des lancieutins plutôt que de les laisser travailler sur les 5 ?

La consultation des lancieutins se limite donc à choisir entre 2 digues, l’une plus près de la mer et l’autre plus près des habitations, du golf et du camping.

L’élément essentiel pour choisir entre ces 2 digues est que celle de direction nord-sud qui remplacerait la digue de la Roche serait exposée à la houle. Donc, son coût de construction serait sensiblement plus élevé, le risque de rupture dans l’avenir nettement plus élevé.
La digue de 2° rang, de direction plutôt est-ouest serait protégée de la houle. Elle pourrait aussi être rehaussée plus facilement si cela s’avérait nécessaire dans l’avenir.

Dans les 2 cas, l’objectif est la protection des activités économiques et des maisons.
Dans les 2 cas, il convient d’étudier plus avant le risque d’inondation des maisons lors d’épisodes pluvieux importants (ex. : 1929). Au terme de cette étude, il faudra éventuellement envisager, comme cela a été mis en œuvre dans d’autres communes, d’aménager les habitations pour faire face au risque de submersion par la mer et l’eau de pluie : interdiction de chambres au rez-de-chaussée, obligation d’installer des Velux pour une éventuelle évacuation par le toit des maisons.
Dans ce cas, l’utilité de construction d’une digue n’en serait-elle pas réduite d’autant ?

Les conséquences du choix laissé à l’expression des citoyens et au vote des élus sont multiples et de nombreuses inconnues demeurent. Certaines ne seront levées qu’après les études complémentaires qui vont démarrer.

La modification du trait de côte, à Ploubalay, Saint Jacut ou Lancieux aura des conséquences possiblement importantes sur l’ensablement ou l’érosion d’autres parties de la baie. Une étude d’impact concertée entre les 3 communes (les 2 communautés de communes) serait nécessaire.
Dommage qu’elle ne soit pas envisagée. Idem pour les priorités dans les autres communes du littoral de la communauté de communes qui participeront au financement à Lancieux durant des années.

La perception des lancieutins sur l’option de restitution complète du polder à la mer était probablement le principal intérêt de cette consultation. Elle est malheureusement devenue un simulacre de concertation car les informations factuelles concernant le polder de Lancieux et les 2 digues envisagées n’ont été énoncées qu’à la toute dernière réunion.
Les autres réunions étaient seulement une sensibilisation au phénomène des polders en général et à la montée des eaux.

Globalement, il s’est donc agi d’un rendez-vous manqué.

Le club nautique de Lancieux devient une société privée sans contrôle municipal

Le club nautique de Lancieux devient une société privée et n’est plus obligé de suivre les prescriptions de la mairie

L’affaire est surprenante mais elle est pourtant bien réelle.

Rappel. Jusqu’à présent, l’ensemble des activités nautiques pratiquée à Lancieux ainsi que l’hébergement situé au centre du Frémur étaient gérés par une association loi 1901 : le Club Nautique de Lancieux.
Celui-ci, en partenariat avec la ville s’est développé de façon substantielle.

La mairie mettait à disposition l’ensemble des locaux municipaux nécessaires à ses activités (centre d’hébergement, centre d’activité nautique, nouveaux locaux rue des bois Talards) pour un tarif de location très favorable à l’association.

Depuis quelques temps, l’ensemble de ces activités donnant lieu à un chiffre d’affaire de plus en plus important, le statut associatif sans paiement de TVA est devenu impraticable. L’association a donc décidé de se transformer en société coopérative pour continuer ses activités. Soit !

Mais avant de valider cette transformation de statut, la mairie aurait dû lancer un appel d’offre ouvert en redéfinissant les prestations souhaitées, les tarifs relatifs aux activités nautiques, les loyers des locaux, etc..

Au lieu de cela, nous apprenons que le contrat passé avec l’association sera prolongé avec la société nouvelle jusqu’en 2037, sans aucune mise en concurrence.

Plus grave encore, tout en maintenant des tarifs de location de locaux très avantageux pour l’entreprise (25% environ des tarifs usuels) mais donc très défavorables aux finances municipales, la mairie a choisi de de supprimer toutes les missions et objectifs de service public concernant l’accueil et les activités pratiquées !

Voila qui pose quelques questions de perte de contrôle municipal, tant en termes de services qu’en termes financiers puisque, rappelons le, l’ensemble des investissements immobiliers pour les activités nautiques et les loyers très bas ont été financés par les impôts des Lancieutins.

Ces mini-loyers sans contrepartie ni objectifs devrait donc perdurer jusqu’en 2037 !