Soutenons les transports en commun pour desservir Lancieux !
C’est ici : Pétition pour un prolongement durable de la ligne de bus 516 de Saint-Malo jusqu’à Lancieux

Démocratie, solidarité, écologie à Lancieux
Soutenons les transports en commun pour desservir Lancieux !
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A l’issue de cette campagne pour les élections municipales de 2026, les électrice et électeurs de Lancieux ont porté la liste « Bien Vivre à Lancieux » de Marianne Daignan largement en tête (62.8%).
L’équipe précédente s’étant avérée particulièrement ignorante de nos démarches en matière de démocratie participative, nous fondons de grands espoirs concernant de meilleures relations avec cette nouvelle municipalité et, in fine, de meilleures réalisations pour notre commune.
La démocratie participative s’attache à faire dialoguer les élus et les associations ou personnes motivées par l’intérêt général avec pour objectifs
Nous allons demander audience à la nouvelle équipe pour travailler collectivement dans ce sens.
N’hésitez pas à rejoindre notre association pour participer à ce travail.

Sommaire
• Lancieux compte environ 1500 habitants (hors période touristique, derniers chiffres de 2022)
• 2148 logements (2022) 90 % de maisons , 10% d’appartements
• A Lancieux, le taux de résidences secondaires et occasionnelle est de 59 %
• La sous occupation des résidences principales est très accentuée : 53 %
• Le taux de logement de 5 pièces ou + est de 64,5 % alors que les besoins en plus petits logements est important
• Le taux de logements sociaux locatifs est de 2,4 % du nombre de logements, le plus faible de toutes les communes environnantes
• La commune ne dispose d’aucun tableau de bord des consommations foncières et des constructions de logements
• La population de la commune vieillit : +27 % des 60-74 ans entre 2011 et 2022 (baisse de toutes les autres tranches d’âge inférieur)
• taux de logement vacants faible : ~ 4 % (France ~7,6%)
• manque de logement abordables pour les jeunes foyers et demandes en ce sens
• manque de logements pour les saisonniers
• hausse intenable du prix du foncier (passage estimé de 150 à 700 €/m2 en 10 ans)
• taux de résidences secondaire très important au regard des résidents permanents
• limite de l’accession sociale à la propriété : outil à un seul coup, perte de foncier pour la commune

Vincent Gazeilles, Président de l’association Lancieux Citoyenne souhaite la bienvenue aux participants (dont les deux têtes de liste aux prochaines élections municipales) et rappelle qu’à Lancieux, le sujet du logement abordable pour tous est d’une très grande importance. Il a été mis en avant lors du questionnaire à la population et lors d’un atelier de travail. Nombre de jeunes ménages, de personnes à faibles revenus ou de saisonniers ne peuvent plus se loger à Lancieux compte tenu de d’une offre insuffisante et de prix devenus inaccessibles pour beaucoup.
Stéphane Martin, Directeur de la Fondation pour le Logement (ex fondation abbé Pierre) pour la Bretagne, expose une situation en dégradation depuis des années.
Pour 2025, le bilan complet de la fondation est disponible (https://www.fondationpourlelogement.fr/31e-rapport-sur-letat-du-mal-logement-en-france-en-2026/)
La fondation pour le logement a pour but de conseiller, sensibiliser, étudier, co-financer les acteurs publics ou privés en lien avec le logement pour tous.
Anciennement, le taux de pauvreté était modéré en Bretagne car de nombreuses grosses villes bretonnes œuvraient pour soutenir des opérations de logements sociaux nécessaires à une activité économique dynamique. Les bailleurs sociaux bretons s’engageaient donc fortement dans cette voie, ceci d’autant plus que le foncier était abordable et disponible.
Aujourd’hui, du fait d’une hausse du coût des opérations (foncier, constructions etc.) et d’une baisse des financements d’État, les bailleurs sont bien plus réticents à porter certaines opérations. Les demandes augmentent et l’offre baisse. Il y a aujourd’hui environ 100 000 demandes de logement social par an en Bretagne contre 15 000 propositions seulement. Pour équilibrer les projets, la proportion de logements à très faibles loyers (PLAI) baisse au profit de loyers moyens (PLS).
Le département des Côtes d’Armor souffrent d’un manque durable de logements sociaux. Les parcours résidentiels sont grippés, ce qui signifie que les libérations de logements sociaux pour d’autres logements, notamment privés, n’ont plus lieu.
Symétriquement, on observe une hausse des constructions neuves pour des résidences secondaires, ce qui renchéri le nouveau le foncier.
70 % des bretons sont potentiellement éligibles au logement social.
En bout de chaîne, les personnes en très grande précarité sont confrontées à des difficultés insurmontables de mal logement.
La tension s’aggrave. On relève 60 000 logements indignes en Bretagne (600 000 pour la France). La réglementation rendant non louables les logements non isolés (DPE:G) impacte sans doute aussi l’offre globale. Ces « passoires thermiques » ont été partiellement vendues ou sont toujours louées.
Les bailleurs sociaux restent des opérateurs essentiels. Il faut lutter contre l’idée qu’une opération HLM est synonyme de barre de béton ou de désordre social. Sur notre territoire comme ailleurs, de petites opérations bien intégrées dans leur quartier sont régulièrement réalisées sans difficulté particulière.
Les élus locaux peuvent théoriquement imposer des rénovations aux propriétaires de logement indignes mais la démarche est fastidieuse.
Le système du Bail Réel Solidaire (achat de logement sans achat du terrain d’assiette qui reste public) est bien utilisé en Bretagne et se développe. 7 logements de ce type existent à Lancieux.
La loi Lemeur concernant la limitation des locations meublées de courte durée a déjà été utilisée par plusieurs communes (dont Saint-Malo) dont l’attrait touristique provoque une inflation d’offre type RbnB, au détriment des résidents à l’année.
Cette même loi Lemeur permet de limiter, par zonage, la construction de nouvelles résidences secondaires qui, par principe, réduisent le gisement foncier pour des résidents à l’année. Il s’agit d’une sorte de servitude qui s’imposera également, en cas de revente du bien immobilier, aux futurs acquéreurs. (Le conseil municipal de Cancale a voté à l’unanimité en 2025 en faveur de cette mesure)
L’association Hameau légers (https://hameaux-legers.org/) est très impliquée en Bretagne. Elle œuvre pour permettre à de créer de tout petits logements sans impact durable sur l’environnement via des bâtiments légers et sans fondation. La mairie doit délimiter une zone foncière permettant ces petits projets. Pour l’instant, ce dispositif s’adresse à des futurs propriétaires. Un travail est en cours concernant le locatif.
Le dispositif rennais « sans foncier fixe » https://www.territoires-rennes.fr/les-projets/sans-foncier-fixe permet de créer des logements temporaires, légers et déplaçables sur des terrains temporairement inoccupés. Attention, logements préfabriqués ne signifie pas de mauvaise qualité car les techniques constructives modulaires ont fait de très gros progrès. Voir par exemple les logements bois modulaires https://www.rennes-infos-autrement.fr/109216-2/. Par contre, le transport de ces modules doit être bien évalué.
Outre les collectivités locales, de nombreux acteurs associatifs tentent d’agir dans le domaine du mal logement. Voir notamment le collectifs pacte du pouvoir de vivre : https://www.pactedupouvoirdevivre.fr/, ou le collectif alerte : https://www.alerte-exclusions.fr.
L’association « Les volets ouverts » (https://www.lesvoletsouverts.net) permet une mise en relation de propriétaires de résidences secondaires avec des locataires occupant le logement en période creuse.
La maîtrise d’ouvrage insertion peut être portée par une association accréditée, comme Soliha Bretagne, et soutenue par l’Agence Nationale de l’Habitat afin de gérer, « dans la dentelle », de petites opérations qui n’intéressent pas les bailleurs (logement vacants ou dégradés).
Comme pour d’autres dossiers, le sujet est complexe et nécessite une ingénierie non négligeable que les mairies ne possèdent pas souvent.
Le bail à réhabilitation est un dispositif permettant de reprendre, de rénover et de louer à tarif social un logement que le propriétaire, souvent âgé, ne peut ou ne souhaite pas rénover. En échange de la remise en état du bien qui naturellement bénéficie aux occupants, l’opérateur devient à leurs décès le propriétaire du bien.
La capacité d’une société de permettre à ses habitants de vivre dans un logement digne est une composante fondamentale de sa stabilité. Or, le mal-logement s’accroît, en France, en Bretagne et jusqu’à Lancieux. Dans nos territoires littoraux touristiques il s’accroît non par manque de constructions mais par une inadaptation de l’offre aux besoins de logements.
Malgré un désengagement financier de l’État dans le domaine du logement, domaine dont il a pourtant la compétence, les acteurs locaux publics et privés peuvent agir pour tenter de réduire les difficultés de nombre de nos concitoyens.
La solution unique à ce lourd problème n’existe pas. C’est l’addition de plusieurs mesures qui, mises bout à bout, peuvent à terme avoir une réelle efficacité.
Au-delà d’une démarche morale, c’est aussi tout le tissu économique d’un territoire qui est en danger si les personnes actives ne peuvent plus y habiter.
Nos échanges précédents ont montré que le logement pour tous est le problème le plus fondamental, mais aussi le plus complexe, pour notre commune.

Une récente étude de la Région Bretagne sur l’avenir du logement en zone littorale commence par : “Il y a des logements, mais personne dedans. Il y a des besoins, mais peu de réponses. Il y a des mètres carrés, mais peu de vie à l’année.”
Nous vous invitons donc à une conférence-débat à ce sujet
Lundi 16 février 2026 à 18h30, salle Finas, à Lancieux (rue Julien Renault, en face de la salle des fêtes).
Nous recevrons Stéphane Martin, Directeur pour la Bretagne de la Fondation pour le Logement, qui nous présentera les différentes solutions accessibles pour les communes.
Dans l’espoir de vous y retrouver nombreux, recevez nos meilleures salutations.

La dernière réunion du 15 janvier 2026 avait pour objet de faire le bilan de ce dossier qui, à ce stade :
À noter que cette concertation préalable qualifiée d’exemplaire par les élus à la tribune ne le fut pas entièrement.
Nous sommes intervenus pour signaler que parmi les options soumises au choix des habitants, celle consistant à laisser revenir la mer sans aucune digue et avec dédommagement des habitants concernés avait été retirée unilatéralement par les élus.
Que penser d’une consultation à ce point réorientée ? Changer la règle du jeu au milieu de la partie n’est pas idéal, quoi qu’on pense de ladite option. Comment s’étonner ensuite du peu de participation en fin de processus (89 avis pour l’ensemble de Lancieux) ?
Le maire de Saint-Lunaire avoua que cette possibilité n’aurait jamais dû être présentée. La maire de Lancieux, à l’inverse, affirma qu’elle était favorable à la présentation de toutes les options quitte, visiblement, à retirer sans discussion celles qui ne lui convenaient pas !
Dans les deux cas, la démarche est critiquable.
Plusieurs questions restent en suspens :
La concertation s’interrompt momentanément mais le projet ne fait que commencer.